  |
|
"Comment ne pas être conquis d'emblée par le décor inattendu qu'a choisi Philippe Faure pour sa mise en scène du classique de Molière, Le Malade imaginaire ? Sous nos yeux s'étend un paysage immaculé de draps et d'oreillers, dessiné par Alain Batifoulier, qui donne envie de s'étendre, de se laisser aller, de s'oublier. Des désirs de rêves éveillés qu'entretiennent savamment les lumières nocturnes de Frédéric de Rougemont, tout comme les mystérieuses fumigations placées de chaque côté de la scène.
L'ensemble communique une fièvre légère, quasi euphorique. Mais cet état de conscience n'empêche pas d'accorder une attention soutenue aux personnages, apparaissant tels des diables qui sortent de leur boîte par une porte dont le rideau rouge s'ouvre mécaniquement. Ils sont tous magnifiquement interprétés. Durant toute la pièce, menée sur un rythme remarquable de fluidité, pas une fausse note, pas une dissonance n'émane de cette distribution homogène, bien qu'elle mélange générations et talents de diverses natures.
Réussite totale. C'est grâce à elle, notamment, que le spectacle parvient à nous toucher sur deux registres à la fois : celui de la bouffonnerie et celui de l'émotion. Il n'y a pas de plus bel hommage que l'on puisse rendre au génie de Molière que de frapper aussi juste dans ces deux tableaux. Au premier rang de la troupe, Philippe Faure campe un Argan éberlué, ahuri, l'esprit prisonnier de ses obsessions délirantes. Sans jamais tomber dans le cabotinage ni tirer la couverture à lui, il réussit à donner à ce rôle tant de fois endossé une humanité insoupçonnée, particulièrement visible dans les scènes où il se rapproche de sa fille. Il est secondé par une Toinette, interprétée par Guilaine Londez, dont la malice est renforcée par une pointe d'accent méditerranéen. C'est avec une tendresse évidente qu'elle tire les ficelles de la farce afin de réunir Cléante et Angélique, tourtereaux joués par un Fabrice Lebert épatant et par une Muriel Gaudin dont la beauté ne fait jamais oublier le talent. Difficile de ne pas citer aussi Michel Baumann, qui confère à Béralde une solidité à toute épreuve et un bon sens terrien s'opposant aux élucubrations abracadabrantesques du couple Diafoirus père et fils. Sur ces derniers repose une bonne partie de la charge comique : leur apparition, costumés en morts vivants et maquillés comme des voitures volées est irrésistible.
|
 |
|
Nicolas Blondeau - Lyon Capitale
|
|
|
Une adaptation énergique et réussie du Malade imaginaire où l'acteur-metteur en scène Philippe Faure a le bon goût de ne pas voler la vedette au texte et à une impeccable distribution.
|
|
Ch. Chabert - Le Petit Bulletin
|
Entouré de comédiens toujours justesdirigés de main de maître, Philippe Faure incarne un malade pathétique et fragile auquel la drôlerie n'enlève rien de son humanité.
|
|
Trina Mounier - Lyon Poche
|
Autour de lui, le directeur du Théâtre de La Croix-Rousse a réuni une distribution de haute tenue.
|
|
Antonio Mafra - Le Progrès
|
| Le Malade imaginaire réinventé par un génial Philippe Faure. |
|
J.Goffinon - Le Courrier Picard
|
| Il n'y a pas plus bel hommage que l'on puisse rendre au génie de Molière que de frapper aussi juste dans le registre de la bouffonnerie et de l'émotion" |
|
Nicolas Blondeau - Lyon Capitale
|
|