19 janvier / 06 février 2010
« Tu n’aurais osé le reconnaître mais, à maintes reprises, il est certain que l’immense et l’amour ont déferlé sur tes terres. »
Anne de Boissy incarne sans faillir une silhouette féminine pure malgré ses peines et dessinée dans l’élégance, marchant avec précaution sur un plateau d’ombre et de lumières, un relief miniaturisé, une construction de toits bleus enfantins dans un village de montagne. Elle porte au plus près de l’âme, les mots et les maux de Juliet qu’elle redonne à la scène dans une pudeur magnifique.
Véronique Hotte, La Terrasse.
Lambeaux est un récit autobiographique dans lequel Charles Juliet évoque le destin de sa mère, qu’il n’a pas connue. Une femme morte de faim après huit ans d’internement abusif en hôpital psychiatrique. Une femme qui ne demandait qu’à vivre, qu’à apprendre, qu’à aimer. Mais une femme dont les rêves ont été brisés, dont les sentiments n’ont jamais pu s’exprimer. Une femme enfermée malgré elle dans le silence d’une vie qu’elle n’avait pas choisie.

