Le Club Ned Rothenberg et Kazuhisa Uchihashi
© Bruno Amsellem / Signatures
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Vidéo Ned Rothenberg
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Club Ned Rothenberg Photo 4

Un cadre intimiste, une ambiance feutrée, un verre à la main et deux musiciens exceptionnels rien que pour vous...

Pour le premier Club de la saison, le plateau du Théâtre de la Croix-Rousse se transforme en cabaret et accueille un duo hors-pair : le compositeur et interprète new-yorkais, au talent incroyable d'improvisateur, Ned Rothenberg et le surprenant guitariste japonais Kazuhisa Uchihashi. Au programme de ce set jazz : saxophone, guitare électrique, clarinette et daxophone (vous connaissez?). Une soirée hors du temps, rythmée avec brio par ces deux complices.

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dates

septembre
lundi 26 20h    

tarifs location

Tarif unique > 10 €

autour du spectacle

 

Rencontre avec Ned Rothenberg

 

Qu’écoutiez-vous quand vous étiez plus jeune ? Vos parents s'intéressaient-ils au jazz ?

Mon père était un grand amateur de jazz. Il écoutait beaucoup Coleman Hawkins, Lester Young, la génération swing. Il n’était pas musicien, mais auditeur assidu. Il allait écouter en concert : Duke Ellington, Billie Holiday, Chick Webb... Ma mère était pianiste amateur dans le registre musique classique. J’ai donc grandi avec pour fond sonore Bach, Mozart et Beethoven. Je pense que mes talents musicaux me viennent d’elle, et mes goûts, de mon père. Je joue quand même du Bach tous les jours, donc je ne peux nier son influence à elle aussi.
 
 Quand avez-vous commencé à vous intéresser en tant que musicien à l'improvisation musicale ? 

A l’âge de 12 ou 13 ans. Je n’étais pas un jeune prodige. J’aimais davantage la musique noire américaine, le jazz et Motown, Stax, le rythm and blues. Je n’étais pas vraiment fan de Led Zeppelin, Pink Floyd, ou les autres groupes de ce genre qui marchaient bien à l’époque. Le seul musicien de rock qu’on écoutait tous était bien sûr Hendrix, le symbole-même de la créativité totale. En fait, maintenant que je suis plus vieux, l’improvisation représente tout à mes yeux.
 
 Considérez-vous la composition et l'improvisation comme deux choses entièrement distinctes ? 

On fait souvent la distinction entre l’improvisation libre et la composition comme deux facettes opposées de la musique, mais personnellement je trouve qu’elles sont simplement deux réponses différentes à la question : comment s’exprimer en tant que musicien. J’ai parfois joué des morceaux entièrement improvisés qui avaient l’air d’avoir été composés. J’aime me surprendre moi-même, et parfois des choses sortent à l’improviste.

 

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec Kazuhisa Uchihashi sur ce projet ?

Tout d’abord parce qu’il est l’un de mes musiciens favoris. On a déjà collaboré au Japon et depuis il me manque beaucoup ! Il habite maintenant en Europe, il est donc plus facile de travailler avec lui en France. Il a une grande expérience du travail avec les danseurs et interprètes. Il produit des choses très intéressantes immédiatement. Il est très créatif, souple et rapide, et utilise de nombreux sons différents.

 

De quels instruments allez-vous jouer ?

Kazuhisa apportera avec lui un daxophone, un instrument conçu par Hans Reichel, un musicien allemand. Seules sept personnes au monde savent en jouer, dont Kazuhisa. Il jouera également de la basse et de la guitare acoustique.

Je viendrai aussi avec un saxophone alto et un soprano, un shakuhachi, une clarinette, une clarinette basse, un PC et une flûte basse. La flûte basse peut être utilisée par exemple pour les situations dramatiques. Je ne sais pas encore si on utilisera tous les instruments chaque soir, car l’improvisation jouera un grand rôle.

Lukas Hemleb veut que nous soyons très flexibles et dynamiques pour que le résultat soit différent d’un soir à l’autre. C’est une idée passionnante pour nous, les musiciens. Nous allons proposer quelque chose de très innovant !
 
 Quand avez-vous commencé à jouer du shakuhachi ? 

J’ai entendu cet instrument pour la première fois quand j’avais 20 ans, et les enregistrements de grands maestros m’ont beaucoup touché : c’est un mouvement mélodique très personnel et particulier, plein de couleurs et d’espace. Pendant longtemps, j’ai joué de cet instrument en tant qu’outil de méditation personnelle, car il est conçu au départ dans cet objectif et non pour l'interprétation publique. En 1986, j’ai reçu une bourse d’études de six mois pour le Japon et j’en ai profité pour apprendre le japonais et étudier le shakuhachi auprès de deux grands maîtres.

 

Avez-vous des liens particuliers avec Arthur Rimbaud / en tant qu’Américain, comment l’avez-vous découvert ?

J’ai maintenant 54 ans, mais quand j’avais 18 ans j’écoutais beaucoup de Bob Dylan, qui parle de Rimbaud dans ses chansons. Il était très à la mode à l’époque, mais c’était il y a longtemps et je manquais de maturité. Je trouve son histoire très curieuse. Ses lettres en particulier sont incroyables.

J’ai acheté l’œuvre complète de Rimbaud mais à vrai dire je n’ai pas d’idée musicale spécifique. Ses textes m’aident simplement à ressentir un contexte.

l'agenda

mardi 22 mai 20h réserver
mercredi 23 mai 20h réserver
jeudi 24 mai 20h réserver
vendredi 25 mai 20h réserver
mardi 05 juin 20h réserver
mercredi 06 juin 20h réserver
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