Qui était Goldoni ?
On connaît tous son nom, on connaît tous plus ou moins bien son œuvre, on a tous vu ou voulu voir au moins une de ses pièces sur scène...
Mais lui, Carlo Goldoni, qui était-il ?
Une question qui peut paraître un peu évidente à prime abord, mais qui vaut la peine d'être posée ! Voici donc pour vous une petite biographie qui vous permettra de faire plus ample connaissance avec cet auteur talentueux et, en quelque sorte, précurseur.
Carlo Goldoni est né à Venise en 1707. Dès l’ enfance, il est attiré par le théâtre.
En 1723, son père l’inscrit au Collegio Ghislieri de Pavie. Carlo Goldoni poursuit des études de droit et, découvrant les comédies grecques et latines, commence à écrire. Il compose un poème satirique qui le fait exclure du collège et l’oblige à quitter Pavie en 1725. Il reprend alors ses études de droit à Udine et à Modène et entame une carrière d’avocat. Il abandonne ensuite partiellement sa carrière de juriste pour se consacrer au théâtre et écrire.
Ses premières œuvres sont des tragédies mais il se rend vite compte que sa vraie voie est celle de la comédie : il combinera plusieurs influences dont celle de la commedia dell’arte et de Molière.
Nommé directeur du Théâtre Sant’Angelo, il en devient l’auteur attitré et abandonne définitivement le barreau. Par son talent, il fondera la comédie italienne moderne avec des œuvres comme Momolo Cortesan (qui reste en partie improvisée) ou La Donna di garbo en 1744 (première comédie entièrement rédigée.)
En 1757, une polémique l’oppose au traditionalisme de Carlo Gozzi qui critique le réalisme dangereux des comédies de Goldoni. Lassé par ces querelles et marqué par la désaffection du public, il gagne la France en 1762. Ses dernières pièces italiennes, Le Baruffe chiozzotte et Una delle ultime sere di Carnovale , sont représentées à Venise au début de l'année 1762.
Adopté à la Cour (il enseigne l’italien aux princesses royales) et nommé à la tête du Théâtre des Italiens à Paris, il écrit la plupart de ses pièces en français.
De 1784 à 1787, il écrit ses Mémoires en français pour servir l’histoire de sa vie et celle de son théâtre. Il meurt à Paris en 1793.
Maintenant que vous en savez plus sur Goldoni, pourquoi ne pas venir voir Villégiature , mis en scène par Thomas Quillardet ?
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