Lumière sur…
A la découverte de notre équipe technique
Ils sont là chaque soir mais vous ne les voyez pas, ils sont là chaque jour mais vous ne le savez pas. Et pourtant, sans eux, le spectacle n’existerait pas. Il est temps, enfin, de lever le rideau et de faire la lumière sur ces personnes que nous côtoyons régulièrement et que nous connaissons si peu : l’équipe technique du Théâtre de la Croix-Rousse. Et quand je dis « nous », je pense bien entendu à « vous » public, mais aussi à nous, personnel « théâtro-administrativo-croix-roussien », incapable d’expliquer précisément le métier de nos collègues « artistico-technico-croix-roussiens ». Appareil photo et questionnaire en main, Vice et moi avons décidé de faire un pas vers la lumière, de nous laisser guider par le bruit… et c’est alors qu’ils nous sont apparus…
Enfin, pas tout à fait… postes délaissés, régie déserte, plateau vide… mais où sont-ils passés ?
En tout cas, sachez qu’ils sont cinq sous l’autorité du directeur technique, spécialisés à la lumière, au son ou au montage plateau. Et voici quelques-uns des « engins » dont ils disposent pour assurer l’exploitation d’un spectacle.
| La mise en place d’un tel décor, →
le réglage millimétré de l’éclairage, les balances son, l'installation du décor, et la prise en main des conduites (c’est à dire l’ensemble des instructions à suivre tout au long du spectacle) nécessitent en amont l’étude approfondie de la fiche technique fournie par la compagnie accueillie. Car, pour chaque spectacle, le matériel demandé varie (projecteurs, matériel son, matériel machinerie, etc.). |
| ← Petit exemple de la variété des projecteurs dont dispose le Théâtre de la Croix-Rousse. Mais ne nous demandez pas quelle peut être la particularité de chacun car là, on cale ! |
| Quand le grand soir arrive, l’équipe technique de la Croix-Rousse cède sa place en régie à l’équipe accueillie (bon, ici toujours personne mais normalement les soirs de représentations, vous devriez apercevoir quelques présences humaines à ce poste. Dans le cas contraire, c’est mauvais signe !). Mais, nos collègues ne sont jamais très loin : aussi discrets qu’ils savent se faire, n’en doutez plus, ils sont bel et bien là et gardent l’œil sur tout ; présences indispensables pour contrôler la bonne marche du spectacle et pouvoir intervenir en cas de problème technique, ainsi que pour assurer la sécurité. |
Toutefois, sur certaines exploitations, s’opère une transmission de régie, laquelle donne à l’équipe croix-roussienne l’entière gestion des conduites (lumières, son, machinerie) durant toutes les représentations d’une pièce.
Quand le calme revient (personne dans la salle, pas de spectacle à l’horizon…) l’heure n’est pas au repos pour autant. Entre deux accueils de spectacles, le travail des techniciens va davantage se concentrer sur la maintenance, l’entretien du bâtiment et du matériel.
Preuve à l’appui : fils électriques rebelles, matériel défectueux, ampoules suspicieuses, rien ne leur échappe. Mais ces périodes plus calmes sont aussi l’occasion pour eux de s’atteler à des formations tant sur le plan technique, qu’artistique ou sécuritaire.
Fortes des ces informations, Vice et moi ne pouvions terminer notre enquête, sans égrainer quelques idées reçues :
Idée reçue n°1
: les horaires contraignants et tardifs sont difficilement compatibles avec une vie sociale et personnelle.
Idée reçue n°2: l’univers des métiers techniques du spectacle est exclusivement masculin.
Idée reçue n°3: ces métiers techniques laissent peu de place à la création.
Dans le lot, nous n’avions pas faux sur toute la ligne bien que ces généralités ne se vérifient pas toujours. D’après les réponses de nos collègues, les avis et perceptions divergent mais tous, en revanche, s’accordent pour mettre en avant les rapports humains, qui, derrière la technicité et la précision de leurs métiers, restent primordiaux. Enfin, rien ne saurait remplacer la satisfaction du travail accompli, lorsque, après le premier soir de spectacle, le verdict tombe : « c’était une première réussie ».
Versa




