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Le blog du Théâtre en action !

25
août

 

Ça fait maintenant plusieurs semaines que l'on vous parle de Villégiature , sans même penser à vous parler, à proprement parler, du spectacle qui a été créé à l'automne 2010 . Et qui dit création dit... presse !

 

A savoir également, Villégiature  a fait partie des spectacles sélectionnés pour participer au Prix Impatience, festival de jeunes compagnies organisé par le Théâtre de l'Odéon au mois de juin. Et qui dit festival dit... presse !

 

Voici donc deux articles consacrés au spectacle, qui vous permettront de mieux cerner cette mise en scène réalisée par une jeune équipe. Bonne lecture !

 

> Villégiature sans retour , Les Trois Coups.com, novembre 2010

 

> Villégiature , Théâtrothèque.com, juin 2011

16
août

On connaît tous son nom, on connaît tous plus ou moins bien son œuvre, on a tous vu ou voulu voir au moins une de ses pièces sur scène...

Mais lui, Carlo Goldoni, qui était-il ?

 

Une question qui peut paraître un peu évidente à prime abord, mais qui vaut la peine d'être posée ! Voici donc pour vous une petite biographie qui vous permettra de faire plus ample connaissance avec cet auteur talentueux et, en quelque sorte, précurseur.

 

Carlo Goldoni est né à Venise en 1707. Dès l’ enfance, il est attiré par le théâtre.

 

En 1723, son père l’inscrit au Collegio Ghislieri de Pavie. Carlo Goldoni poursuit des études de droit et, découvrant les comédies grecques et latines, commence à écrire. Il compose un poème satirique qui le fait exclure du collège et l’oblige à quitter Pavie en 1725. Il reprend alors ses études de droit à Udine et à Modène et entame une carrière d’avocat. Il abandonne ensuite partiellement sa carrière de juriste pour se consacrer au théâtre et écrire.

 

Ses premières œuvres sont des tragédies mais il se rend vite compte que sa vraie voie est celle de la comédie : il combinera plusieurs influences dont celle de la commedia dell’arte et de Molière.

 

Nommé directeur du Théâtre Sant’Angelo, il en devient l’auteur attitré et abandonne définitivement le barreau. Par son talent, il fondera la comédie italienne moderne avec des œuvres comme Momolo Cortesan  (qui reste en partie improvisée) ou La Donna di garbo  en 1744 (première comédie entièrement rédigée.)

 

En 1757, une polémique l’oppose au traditionalisme de Carlo Gozzi qui critique le réalisme dangereux des comédies de Goldoni. Lassé par ces querelles et marqué par la désaffection du public, il gagne la France en 1762. Ses dernières pièces italiennes, Le Baruffe chiozzotte  et Una delle ultime sere di Carnovale , sont représentées à Venise au début de l'année 1762.

 

Adopté à la Cour (il enseigne l’italien aux princesses royales) et nommé à la tête du Théâtre des Italiens à Paris, il écrit la plupart de ses pièces en français.

 

De 1784 à 1787, il écrit ses Mémoires en français pour servir l’histoire de sa vie et celle de son théâtre. Il meurt à Paris en 1793.

 

Maintenant que vous en savez plus sur Goldoni, pourquoi ne pas venir voir Villégiature , mis en scène par Thomas Quillardet ?

 

Vice

04
août

Thomas Quillardet, metteur en scène de Villégiature , nous a récemment avoué que le Club de la Villégiature  se compose des chansons que lui évoque le simple mot "Italie".

 

Alors, nous avons suivi son idée et avons décidé de regrouper toutes les chansons qui nous viennent immédiatement en tête lorsqu'on prononce ce fameux mot "Italie"....

 

 En résulte cette petite playlist de variété à écouter et réécouter pendant tout l'été et à partager avec amis, familles, collègues, voisins !

 

 

Très bel été à tous !

Vice et Versa

Siroter un verre en écoutant un air improvisé au saxophone par un musicien américain, fredonner des airs de variété italienne dans l'ambiance guinguette du clos bouliste attenant au Théâtre, remuer la tête au rythme jazzy d'une soirée cabaret... Voilà, entre autres, quelques expériences inédites que vous pourrez vivre lors des 5 Clubs qui ponctueront la saison. Une manière originale et conviviale de rencontrer autrement les artistes et de partager avec eux un moment intimiste.

 

Pour vous, nous sommes allées demander, caméra en main, à Thomas Quillardet de nous présenter en quelques mots le Club de la Villégiature.

 

 

Rendez-vous samedi 08 octobre 2011  à 22h dans le clos bouliste derrière le Théâtre de la Croix-Rousse.
Tarif unique : 10 € / Infos et réservations : 04 72 07 49 49

Bientôt le départ en vacances... Il faut préparer les valises, organiser le voyage, entasser tant bien que mal toutes sortes d'affaires plus ou moins utiles que l'on souhaite emporter à tout prix, et ne surtout rien oublier car la réussite de ce séjour tant espéré pourrait bien en dépendre !

Cela vous parle ? Et bien figurez-vous que cette bousculade si caractéristique du départ en vacances fait précisément l'objet d'une comédie écrite par Carlo Goldoni au XVIIIe siècle : La Trilogie de la villégiature .

 

L'action se passe en 1761, dans une société en pleine crise économique. Goldoni aborde la véritable manie du départ en vacances des familles bourgeoises des régions économiquement nanties, qui, pour paraître, mettaient en danger, par leurs dépenses somptueuses, le patrimoine familial. Ce tableau vériste de la société de son époque dévoile une société de l'image où, pour sauver les apparences, tout le monde joue la comédie. Les personnages sont prêts à compromettre leur situation financière pour obéir aux préceptes de la mode. Ainsi, les faux-semblants prennent le dessus sur la réalité des sentiments.

 

"C'est en Italie, et à Venise principalement, que cette manie, ces aventures et ces regrets fournissent des ridicules dignes de la comédie. On n'aura peut-être pas en France une idée de ce fanatisme, qui fait de la campagne une affaire de luxe plutôt qu'une partie de plaisir. J'ai vu cependant, depuis que je suis à Paris, des gens qui, sans avoir un pouce de terre à cultiver, entretiennent, à grands frais, des maisons de campagne, et s'y ruinent aussi bien que les Italiens ; et ma pièce, en donnant une idée de la folie de mes compatriotes, pourrait dire, en passant, qu'on dérange partout lorsque les fortunes médiocres veulent se mettre au niveau des opulentes." Carlo Goldoni, Mémoires

 

Rendez-vous donc au mois d'octobre avec Villégiature , d'après Goldoni et  mis en scène par Thomas Quillardet, pour rire des petits travers qui, hier comme aujourd'hui , caractérisent le naturel de l'homme. Et d'ici là, passez tout de même un bel été et de bonnes vacances !

 

Vice