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Le blog du Théâtre en action !

 

Il y a deux ans, vous avez arrêté de fumer, l’an dernier vous avez opté pour des repas plus équilibrés et cette année vous êtes à court d’idée… Ça tombe bien, nous sommes là pour vous guider dans votre quête de bonnes résolutions.

 

Voici donc quelques préceptes de notre cru pour une conduite exemplaire (bonheur, sociabilité, plénitude, tonus et épanouissement du corps et de l’esprit garantis !)

 

Dès demain :

- Sur la colline tu grimperas

- La place Joannès Ambre tu localiseras

- Les portes du Théâtre tu franchiras

- La chaleur du lieu tu ressentiras

- Porté par ce bien-être inattendu,  au Théâtre de la Croix-Rousse tu t’abonneras

- A chaque spectacle de ta présence tu nous honoreras

- Jamais seul tu ne viendras… tes amis tu inviteras

- En bon spectateur, avec enthousiasme et vigueur tu applaudiras

 

Et pour éviter tout égarement en cours de route (car n’oublions pas que les bonnes résolutions sont vite oubliées) nous vous soumettons quelques adages à suivre en cas de soudaine crise de doutes :

- En janvier, de grivoiseries tu te gausseras

- En février, tes classiques tu réviseras

- En mars, à l’opéra contemporain tu ne résisteras pas

- En avril, par la fenêtre la lumière tu verras

- En mai, poireaux, carottes et choux tu consommeras

- En fin de saison, si tu as tenu toutes ces résolutions, une surprise t’attendra.

- En bref, cette année, le cinéma tu oublieras, le théâtre (et la musique) tu vénéreras.

 

De notre côté, rassurez-vous, nous sommes déterminées à devenir des blogueuses irréprochables (ou tout au moins à corriger quelques lacunes). Ainsi nous nous engageons à :

- Tenir une ligne éditoriale stricte ce qui sous-entend plus d’apartés délirants, des thèmes solides et sensés, une prose concise et efficace dénuée de bouffonnerie ou de pathos, des sources irréprochables.

-  Eviter tout silence prolongé qui pourrait facilement être assimilé à un manque d’intérêt de notre part, à une phase de laisser-aller ou au tarissement de notre inspiration.

- Ne plus nous cacher derrière des pseudos ridicules et à vous révéler notre véritable identité (oui, bon ça on en reparle en fin d’année).

 

Bonne année à tous ! Elle s’annonce bien chargée…

 

Vice et Versa

21
déc

Souvenez-vous, l'année dernière déjà, il avait laissé des traces indéfectibles de son passage au Théâtre. Et bien cette fois-ci, plus de doute, il est bel et bien passé par là… Et nous l'avons pris la main dans le sac !

 

Père Noël curieux, il en a profité pour se familiariser avec les lieux et n'a pas manqué d'aller saluer les Percussions Claviers de Lyon à qui l'on doit cette belle adaptation de Jingle Bells .

 

 

Il se passe parfois des choses étranges… Allez savoir, c'est peut-être la magie de Noël ou bien tout simplement la magie du théâtre.
 

Toute l'équipe de La Croix-Rousse vous souhaite de joyeuses fêtes et vous retrouvera avec plaisir dès le 04 janvier pour déballer ensemble les beaux cadeaux que le Père Noël nous a laissés.

 

Un mouvement d’épaule, un regard soutenu, un geste de la main, un frémissement des lèvres… Non ce n’est pas votre voisine de droite qui vous fait de l’œil mais une, voire deux interprètes en langue des signes française. Rappelez-vous, vous êtes au Théâtre de la Croix-Rousse, et le spectacle que vous êtes en train de voir est traduit ce soir pour les personnes sourdes.

 

Mais d’où viennent-elles ces interprètes ? Elles sont tombées du « SIELS » : Service d’Interprètes En Langue des Signes, une association lyonnaise créée en 2002 qui intervient aussi bien auprès de particuliers qu’en entreprise. Au-delà du métier d’interprète à proprement parler, leur démarche est militante puisqu’elle vise à sensibiliser au handicap et contribue à rendre la culture accessible aux personnes sourdes.

 

Il y a 4 ans déjà, à la demande du Théâtre, elles foulaient les planches de la Grande salle pour la première fois, habitées par le trac. Depuis lors, la collaboration s’est poursuivie à raison d’un ou deux spectacles par saison : La Petite Fille aux allumettes, Ernest ou comment l’oublier, La Vraie Fiancée, L’Augmentation et cette saison La Barbe bleue et La Ballade du vieux marin.

 

Mais attention, traduire un spectacle ne s’improvise pas !

Voici la recette d’une traduction réussie : prenez un texte, traduisez-le en passant les gru-mots au tamis lexical, répartissez soigneusement les différents personnages en fonction du nombre d’interprètes, et façonnez l’œuvre au fur et à mesure des répétitions… Laissez reposer jusqu’au soir de la représentation et au moment de servir, saupoudrez d’une pointe d’improvisation et d’un soupçon d’imagination.

 

Pour garder toute la saveur du spectacle, les interprètes de SIELS  savent que fidélité au texte ne veut pas dire pour autant traduction mot à mot. L’important est de restituer le sens et l’intention de l’auteur et du metteur en scène en passant du son à l’image. L’expression du visage est essentielle puisqu’elle remplace l’intonation, ainsi les interprètes se mettent pleinement dans la peau des personnages. Au même titre que les comédiens, elles jouent…

 

Dans la grande salle le spectacle se termine, vous venez d’assister à une représentation traduite en langues des signes. Pourtant, vous ne pouvez pas vous empêcher de jeter un dernier coup d’œil à votre voisine…

 

Vice et Versa

 

Les prochaines représentations en LSF  :

> Vendredi 02 décembre à 20h
La Barbe bleue  d'après le conte de Perrault mis en scène par Jean-Michel Rabeux

> Vendredi 20 janvier à 20h
La Ballade du vieux  marin d'après Coleridge mis en scène par Catherine Hargreaves

>  Infos et réservations auprès de Sihem  : 04 72 07 49 43 / par sms au 06 84 04 69 84 / s.zaoui@croix-rousse.com

 

Plus d'informations sur SIELS

Déjà marre du gris, du froid et de l’hiver qui n’est pas encore là ? Venez pousser la chansonnette grâce à Goguette . Détrompez-vous, à la Croix-Rousse, le mois de novembre n’est pas qu’un mois terne et maussade puisqu’il ajoute au froid la douceur de la soie.

 

Dans le cadre de la 4e  édition du festival Novembre des Canuts , consacrée à la révolte des ouvriers lyonnais de 1831, la compagnie du Chien Jaune crée Goguette , les 21 et 22 novembre au Studio. Ce cabaret musical et théâtral fait revivre l'ambiance populaire des goguettes, sortes de cafés-concerts qui, au tournant du XXe siècle, accueillaient les ouvriers après leur journée de travail. Exutoires des revendications de toutes sortes, ces lieux étaient avant tout propices à la détente, au rire, à la parole improvisée, au texte jeté et immédiatement mis en musique ou en voix, bref, au théâtre de la vie quotidienne qui s’exprime en convivialité.

 

Nous vous proposons donc de plonger, le temps d'une soirée, dans un univers festif et bouillonnant. Cinq comédiens-chanteurs-musiciens trouvent dans chacun de leur souci prétexte à entonner en chœur les refrains de goguettiers célèbres :

« Y'avait un' fois un pauv' gars,
Et lon laire, et lon, lon la,
Y'avait un' fois un pauv' gars
Qui aimait cell' qui l'aimait pas »

 

Et quand on y ajoute un air d’accordéon ou de ukulélé, et lon laire, et lon, lon la,
on se mettrait presque nous aussi à fredonner, et  lon laire, et lon, lon la,
alors que la chanson, on ne la connaît même pas… et lon laire, et lon, lon la

 

Sur scène, les histoires se croisent : on épluche désespérément les petites annonces, on rêve d’une vie meilleure, d’un travail décent, on essuie les échecs, mais heureusement on se serre les coudes, on se console, on se courtise, on fricote… finalement entre hier et aujourd’hui, les choses n’ont pas tellement changé. Alors on se ressert un verre, on trinque, on danse et on chante de plus belle « vive la liberté ! ».

 

> Goguette
par la Compagnie du Chien Jaune
21 & 22 novembre au Studio
+ d'infos

30
sept

Le Club

posté par : Vice et Versa

Grande nouveauté cette saison au Théâtre de la Croix-Rousse : LE CLUB.

 

Vous connaissiez déjà les spectacles, les rencontres, les bords de scène, les stages et ateliers de pratique théâtrale, les répétitions publiques, les levers de rideau… Voici un petit nouveau dans votre lexique croix-roussien.

 

Afin d'éviter toute confusion sémantique, un passage en revue des différentes acceptions de ce terme s'impose. Evidemment, qui dit "club" dit club de golf, club de gym, club du troisième âge, club tout court (lieu où aller "clubber"), le club des cinq, le fauteuil club ou encore le fameux club-sandwich… Avouez, vous aussi vous y aviez pensé !

 

Et bien non ! Le Club, à la Croix-Rousse, ce n'est rien de tout ça. Quoi que…
Pour faire simple, on y boit, on y mange, on y écoute de la musique et tout ceci dans une ambiance détendue et conviviale. C'est donc au sens de cabaret qu'il faut entendre ici le mot "Club".

 

Preuve à l'appui avec le premier Club de la saison qui a eu lieu lundi 26 septembre :

 

 

Vous l'avez raté ? Pas d'inquiétude, il y en aura encore quatre autres, à commencer par le Club de la Villégiature  samedi 08 octobre, consacré à la variété italienne par les comédiens du spectacle qui s'improvisent chanteurs. Une occasion de fredonner "lasciatemi cantare" et de se rappeler que les vacances ne sont pas si loin, de reprendre en chœur "ti amo" et se dire que l'amour dure toujours, de s'émouvoir sur "la Solitudine" en pensant qu'on est si bien ensemble, ici et maintenant.

 

Et si, par malheur, vous n'étiez pas disponible ce soir-là et que vous ratiez par conséquent le deuxième club de la saison, vous avez encore trois chances de vous rattraper :
>  en décembre avec la comédienne et chanteuse Florence Pelly  pour qui le cabaret n'a pas de secret
>  en avril avec le rock décapant de Rodolphe Burger  et les marionnettes du Turak
>  en juin avec Jean Lacornerie et son péplum

 

Maintenant que vous savez tout, n'hésitez plus et venez faire partie du Club !

 

Vice et Versa

Tags : Club

Finie l'époque où, en plein hiver, vous préfériez vous dépêcher de rentrer chez vous après un spectacle plutôt que d'affronter le froid régnant dans le hall.

 

Finie l'époque où, sortant d'une représentation, vous préfériez vous dépêcher de rentrer chez vous plutôt que de faire un détour par nos toilettes.

 

Désormais, il faudra que votre babysitter vous rappelle à l'ordre pour que vous vous décidiez à rentrer à votre domicile après avoir partagé vos impressions sur le spectacle autour d'un verre. Mais, avant de partir, vous ne manquerez surtout pas de passer par nos ravissantes toilettes afin d'éviter toute incommodité sur le chemin du retour.

 

Et oui, le Théâtre a profité de l'été pour se refaire une petite beauté. Nouvelles portes qui ferment, nouvelles toilettes qui sentent bon : c'est la révolution !

 

     
25
août

 

Ça fait maintenant plusieurs semaines que l'on vous parle de Villégiature , sans même penser à vous parler, à proprement parler, du spectacle qui a été créé à l'automne 2010 . Et qui dit création dit... presse !

 

A savoir également, Villégiature  a fait partie des spectacles sélectionnés pour participer au Prix Impatience, festival de jeunes compagnies organisé par le Théâtre de l'Odéon au mois de juin. Et qui dit festival dit... presse !

 

Voici donc deux articles consacrés au spectacle, qui vous permettront de mieux cerner cette mise en scène réalisée par une jeune équipe. Bonne lecture !

 

> Villégiature sans retour , Les Trois Coups.com, novembre 2010

 

> Villégiature , Théâtrothèque.com, juin 2011

16
août

On connaît tous son nom, on connaît tous plus ou moins bien son œuvre, on a tous vu ou voulu voir au moins une de ses pièces sur scène...

Mais lui, Carlo Goldoni, qui était-il ?

 

Une question qui peut paraître un peu évidente à prime abord, mais qui vaut la peine d'être posée ! Voici donc pour vous une petite biographie qui vous permettra de faire plus ample connaissance avec cet auteur talentueux et, en quelque sorte, précurseur.

 

Carlo Goldoni est né à Venise en 1707. Dès l’ enfance, il est attiré par le théâtre.

 

En 1723, son père l’inscrit au Collegio Ghislieri de Pavie. Carlo Goldoni poursuit des études de droit et, découvrant les comédies grecques et latines, commence à écrire. Il compose un poème satirique qui le fait exclure du collège et l’oblige à quitter Pavie en 1725. Il reprend alors ses études de droit à Udine et à Modène et entame une carrière d’avocat. Il abandonne ensuite partiellement sa carrière de juriste pour se consacrer au théâtre et écrire.

 

Ses premières œuvres sont des tragédies mais il se rend vite compte que sa vraie voie est celle de la comédie : il combinera plusieurs influences dont celle de la commedia dell’arte et de Molière.

 

Nommé directeur du Théâtre Sant’Angelo, il en devient l’auteur attitré et abandonne définitivement le barreau. Par son talent, il fondera la comédie italienne moderne avec des œuvres comme Momolo Cortesan  (qui reste en partie improvisée) ou La Donna di garbo  en 1744 (première comédie entièrement rédigée.)

 

En 1757, une polémique l’oppose au traditionalisme de Carlo Gozzi qui critique le réalisme dangereux des comédies de Goldoni. Lassé par ces querelles et marqué par la désaffection du public, il gagne la France en 1762. Ses dernières pièces italiennes, Le Baruffe chiozzotte  et Una delle ultime sere di Carnovale , sont représentées à Venise au début de l'année 1762.

 

Adopté à la Cour (il enseigne l’italien aux princesses royales) et nommé à la tête du Théâtre des Italiens à Paris, il écrit la plupart de ses pièces en français.

 

De 1784 à 1787, il écrit ses Mémoires en français pour servir l’histoire de sa vie et celle de son théâtre. Il meurt à Paris en 1793.

 

Maintenant que vous en savez plus sur Goldoni, pourquoi ne pas venir voir Villégiature , mis en scène par Thomas Quillardet ?

 

Vice

04
août

Thomas Quillardet, metteur en scène de Villégiature , nous a récemment avoué que le Club de la Villégiature  se compose des chansons que lui évoque le simple mot "Italie".

 

Alors, nous avons suivi son idée et avons décidé de regrouper toutes les chansons qui nous viennent immédiatement en tête lorsqu'on prononce ce fameux mot "Italie"....

 

 En résulte cette petite playlist de variété à écouter et réécouter pendant tout l'été et à partager avec amis, familles, collègues, voisins !

 

 

Très bel été à tous !

Vice et Versa

Siroter un verre en écoutant un air improvisé au saxophone par un musicien américain, fredonner des airs de variété italienne dans l'ambiance guinguette du clos bouliste attenant au Théâtre, remuer la tête au rythme jazzy d'une soirée cabaret... Voilà, entre autres, quelques expériences inédites que vous pourrez vivre lors des 5 Clubs qui ponctueront la saison. Une manière originale et conviviale de rencontrer autrement les artistes et de partager avec eux un moment intimiste.

 

Pour vous, nous sommes allées demander, caméra en main, à Thomas Quillardet de nous présenter en quelques mots le Club de la Villégiature.

 

 

Rendez-vous samedi 08 octobre 2011  à 22h dans le clos bouliste derrière le Théâtre de la Croix-Rousse.
Tarif unique : 10 € / Infos et réservations : 04 72 07 49 49